Métaphores

« Etre homme, c’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde » Saint-Exupéry

Chance ou malchance, qui peut le dire ?

Un vieux cultivateur possédait un vieux cheval pour labourer son champ. Un jour, le cheval s'enfuit dans les montagnes et tous les voisins vinrent sympathiser avec le vieil homme à cause de sa malchance. Mais il leur dit :

- Chance ou malchance, qui peut le dire ?

Une semaine plus tard, le cheval revint des montagnes emmenant avec lui une horde de chevaux sauvages. Alors les voisins vinrent le féliciter à cause de sa chance. Il leur dit encore :

- Chance ou malchance, qui peut le dire?

Puis, alors que son fils essayait de dompter les chevaux sauvages, il tomba et se cassa une jambe. Tout le monde y voit de la malchance. Mais pas le cultivateur qui leur dit une fois de plus :

- Chance ou malchance, qui peut le dire?

Quelques jours plus tard, l'armée arriva dans le village et tous les jeunes aptes à faire la guerre furent conscrits. Quand les officiers virent le fils du cultivateur avec sa jambe cassée, ils le laissèrent libre.

Était-ce une chance ou une malchance?  Qui peut le dire ?

Tout ce qui apparaît comme une malchance peut-être une chance déguisée. Et ce qui apparaît comme une chance, peut être une malchance déguisée. Nous sommes donc sages quand nous laissons à la destinée le soin de décider de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, et nous la remercions de ce que toute chose finit par être changée en bien.

Estimer sa propre valeur

Une jeune femme, Bernadette, a une promotion dans son travail. Les commentaires commencent et vont bon train.
"Elle a eu le poste parce qu'elle est mignonne. Elle a dû taper dans l'œil de la hiérarchie." " Avec le peu d'expérience qu'elle a, elle ne mérite vraiment pas ce poste." "Savez-vous qu’un jour, elle s'est trompée..."   etc.
Bernadette rend visite à son père antiquaire pendant le week-end. Elle lui raconte sa promotion, son stress, les  moqueries des autres, et tous ses doutes après toutes ces attaques sournoises.
"Mais pourquoi te laisses-tu atteindre par ces collègues?" demande le père
"Ils connaissent bien le travail, ont  plus d'ancienneté que moi..."
"Ecoute ma chérie, j'ai un service à te demander, et qui va te changer un peu les idées. Pourrais-tu aller au marché demain matin vendre cette théière en faïence? Je viens de la récupérer dans une vente et j'aimerais m'en débarrasser. Mets-la en vente à 90 euros minimum s'il te plaît."
"90 euros, ce n'est pas excessif,  comme prix?"
"Ecoute, compte tenu du prix que je l'ai payée, il me faut cela. Ca te fera un petit exercice de vente."
Le lendemain Bernadette passe sa matinée à essayer de vendre la théière, mais rien à faire. Quelques personnes s'y intéressent, mais aucune ne se décide pour l’achat.

Elle raconte cela à son père, qui lui dit : « Maintenant prend cette théière et visite 5 de mes confrères de la rue Notre-Dame, mais cette fois-ci, demande leur seulement ce qu'ils seraient prêts à payer, mais tu ne vends pas la théière. »
Aussitôt dit aussitôt fait. Le premier antiquaire lui propose 400 euros, d'autres plus et l'un va même jusqu'à 1000 euros !!!
Bernadette n'en revient pas. Elle raconte cela à son père qui lui demande : "Pourquoi n'arrivais-tu pas à la vendre 90 euros ce matin?"
"Parce que je me suis adressé à une clientèle de gens qui ne connaissaient pas le "Staffordshire", et ignoraient sa vraie valeur"
"Et selon toi, pourquoi mes confrères antiquaires t'ont proposé autant pour la théière?"
"Parce qu'ils sont des professionnels. Ils ont vu tout de suite que ce pot date de 1760 et qu’il a une grande valeur."
"Bien maintenant pense à tes collègues. Pourquoi leur confies-tu le droit de juger ta propre valeur? Sont-ils des experts?"
"Non"
"Vois-tu ma chérie, ne te laisse jamais atteindre par les jugements de ceux qui ne sont pas des experts. Ecoute seulement les jugements des professionnels ou des experts en nature humaine. Et tu verras que ta valeur est bien plus grande que tu ne l'imagines."

Le trou du monde

Un homme tomba dans un trou et se fit très mal.
Un cartésien se pencha et lui dit : « Vous n'êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».
Un spiritualiste le vit et dit : « Vous avez dû commettre quelque péché ».
Un scientifique calcula la profondeur du trou.
Un journaliste l'interviewa sur ses douleurs.
Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».
Un médecin lui lança 2 comprimés d'aspirine.
Une infirmière s'assit sur le bord et pleura avec lui.
Un thérapeute l'incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou.
Une pratiquante de la pensée positive l'exhorta : « Quand on veut, on peut ! »
Un optimiste lui dit : « Vous avez de la chance, vous auriez pu vous casser une jambe ».
Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d'empirer ».
Puis un enfant passa, et lui tendit la main...